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Découverte Thiobon, un coin de paradis en Casamance

Écrit par M. Cheikh Ngningue, volontaire de CorpsAfrica/Sénégal

J’ai eu le privilège de plonger au cœur de la vie quotidienne du village de Thiobon, niché dans la commune de Kartiack, département de Bignona, dans la paisible région de Ziguinchor, à 452,2 km de Dakar. Ce lieu unique se situe au carrefour de paysages diversifiés, délimités par des repères naturels et des communautés voisines. Le village de Thiobon est situé :
A l’est par la commune de Diégone. Cette orientation apporte une dynamique particulière à la vie du village, influencée par la proximité de Diégone et les échanges culturels constants.
A l’ouest, Thiobon est délimité par le marigot Jouloulu, une limite naturelle qui façonne le paysage et offre des vues pittoresques. Les reflets du soleil couchant sur les eaux de Jouloulu créent une atmosphère magique.
Au nord, le village s’étend vers la commune de Djinaky, élargissant ainsi son réseau de liaisons locales et renforçant les liens communautaires dans ce sens.
Au sud, Thiobon s’ouvre sur la commune de Mlomp, enrichissant le canevas culturel du village de diverses nuances venues de cette région voisine.
Chaque direction cardinale a apporté une nouvelle perspective à mon expérience. La rencontre avec les locaux a été un moment précieux, chaque interaction révélant une facette unique de la vie à Thiobon.
Le village de Thiobon a été fondé sous la direction de M. Sékou Ndinako Diédhiou, membre éminent de la famille Dièdhioucounda, qui fut le premier chef du village. Actuellement, le village compte plus de 2 734 habitants, selon le dernier recensement de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). En termes d’infrastructures, Thiobon a vu la création de sa première école primaire en 1957, créée par l’État, et l’ouverture d’un Collège d’Enseignement Moyen (CEM) en 2006. En 2010, le village a bénéficié d’un projet communautaire visant à construire une digue anti-sel, renforçant ainsi ses infrastructures.
En matière de santé, Thiobon s’est dotée d’un poste de santé en 1981, complété par l’ajout d’une maternité financée par des partenaires français. Cette initiative a contribué à améliorer la qualité des services médicaux offerts aux habitants du village, renforçant ainsi le bien-être général de la communauté.
La majeure partie de la population est constituée principalement d’agriculteurs et de pêcheurs, dont l’activité principale est centrée sur la culture du riz. Une organisation méticuleuse est évidente dans la manière dont chaque famille possède et exploite son propre espace dédié dans la rizière. Cette approche individualisée favorise une gestion efficace des ressources agricoles, créant une structure ordonnée au sein de la communauté.
Le village a une structure bien organisée, subdivisée en cinq quartiers distincts : Kafon, Amang, Erindaing, Kabine et Dablé. Chaque quartier fonctionne avec un système interne auquel il doit se référer, favorisant ainsi une coordination efficace au sein de la communauté. Concrètement, chaque district a mis en place des syndicats chargés de la préservation, du suivi et de la consommation des fruits de la forêt locale.
En tant que bénévole, j’ai eu l’occasion de visiter plusieurs projets locaux qui puisent l’énergie de cette organisation géographique centrale. Diverses entités telles que l’Agence française de développement (AFD) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) interviennent activement dans le village, participant à la mise en œuvre de projets bénéfiques à la communauté.
Au-delà de ces initiatives, j’ai pu plonger dans la richesse culturelle de Thiobon. Les coutumes, les danses traditionnelles et les délices culinaires contribuent à forger l’identité distinctive de ce village. Ces éléments culturels renforcent le tissu social de Thiobon, en faisant un lieu non seulement bien structuré sur le plan organisationnel mais aussi riche en diversité culturelle.

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